2017 Alpes vaudoises: «Une opportunité pour la région.»

Antoine Pellaud, Sergei Aschwanden, et Simon Rouèche, en charge des sites, Leysin, Villars et Les Diablerets pour les JOJ 2020. 
Image: Chantal Dervey

«des Jeux pour les jeunes par les jeunes»

«Une opportunité pour la région.» – «Un coup de projecteur.» Directeur général enthousiaste des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Lausanne 2020, Ian Logan martèle à l’envi ce discours: «Ces Jeux seront une belle fête. Mais, pour qu’ils le soient, il faut que les différentes destinations soient derrière à 100%.» Pour s’en assurer, le comité d’organisation veut compter sur l’engagement d’acteurs locaux. Les huit régions qui accueilleront les différentes disciplines – dont Lausanne, Morges, la vallée de Joux, les Tuffes (F) ou Saint-Moritz (GR) – ont nommé des directeurs de site.

À Leysin (freestyle), Villars (skicross et ski-alpinisme) et aux Diablerets (ski alpin), Antoine Pellaud, Sergei Aschwanden et Simon Rouèche joueront ce rôle. «Le comité des JOJ prend en charge les compétitions olympiques. Notre tâche sera d’organiser tout ce qui ira autour: animations, initiations…» décrit Simon Rouèche, moniteur de snowboard aux Diablerets. «Nous sommes fortement encouragés à mettre en place dans nos destinations des courses pré-olympiques, ajoute le directeur des centres sportifs de Leysin, Antoine Pellaud. Le but est de nous faire la main et d’arriver en janvier 2020 avec une équipe de bénévoles déjà rodée.»

Les détails du concept restent à définir et dépendront des budgets alloués par les Communes. «Chacune définira les moyens qu’elle veut mettre, sachant que le but est de créer un événement à taille humaine», insiste Sergei Aschwanden, directeur de l’Office du tourisme de Villars.

Les premières idées sont toutefois là. Aux Diablerets, Simon Rouèche imagine un petit village olympique au pied des pistes du Meilleret. À Leysin ou à Villars, dont les centres sont plus éloignés des domaines skiables, l’animation se déroulera en station, respectivement sur la place du Marché et aux abords du Tobogganing Park. Mais pas seulement. «Nous mettrons en place une zone d’initiation aux abords de la piste olympique», annonce Antoine Pellaud. Les autres stations feront de même pour inciter la jeunesse à découvrir les sports présentés.

«La vision du CIO avec cette compétition relativement jeune (ndlr: il s’agira des 6es JOJ, les 3es hivernaux) est d’imaginer «des Jeux pour les jeunes par les jeunes», rappelle Antoine Pellaud. Pour les directeurs de site, «le défi sera d’amener un maximum d’élèves vaudois à assister à ces Jeux et à s’impliquer d’une manière ou d’une autre, note Sergei Aschwanden. Il s’agit de notre clientèle de demain.» Aux Diablerets, une grande course devrait ainsi se dérouler dans la foulée des Jeux: «C’est certain que skier sur une piste olympique leur fera une forte impression.»

Quelles seront les retombées de ces Jeux? La question revient fréquemment. «Ils seront en tout cas bénéfiques pour l’image de la région, avance le Villardou. Ils permettent une remise à niveau et un développement des installations sportives. Les Diablerets disposeront, par exemple, d’une piste homologuée par la FIS pour de futures compétitions.» Et Antoine Pellaud d’ajouter: «Au fil des années, les Alpes vaudoises ont perdu cette capacité à organiser de grands événements. Avec l’équipe mise en place pour les JOJ, on va recréer un comité d’organisation de compétitions freestyle. Les efforts fournis ne s’arrêteront pas après les Jeux.» (24 heures)

Créé: 27.12.2017, 09h30 Par David Genillard

Source: 24 Heures